Après le dixième titre en Andros lors de l’hiver 2005-2006, Yvan a décidé de passer de la glace au sable et de s’attaquer à la mythique course Paris-Dakar.
Paris-Dakar version 2007
"J’ai connu tellement de disciplines en sport mécanique qu’il était temps que je vienne sur le Dakar" déclarait Yvan sur le site officiel de la course. "Ça fait trois ou quatre ans que j’y pense. Mais je suis avant tout ici pour apprendre, faire mon travail et finir la course".
C’est donc sans aucune pression sur le résultat final qu’Yvan débute la course au volant du Nissan Proto 05 du team Dessoude. Pour coéquipier, rien de mieux que René Metge, triple vainqueur de l’épreuve, qui va donner tout au long de cette course si spéciale des astuces et des repères à Yvan.
La préparation a été courte pour ce Dakar puisqu’Yvan a roulé deux jours sur le rallye des Pharaons. Le bilan est tout de même excellent puisqu’il termine deux fois deuxième.
Pour résumer cette première édition du Dakar, rien de mieux que la conclusion d’Yvan à la fin de la course :
"Mon contrat est rempli, la voiture est à Dakar malgré les galères et les soucis et j’en suis très heureux quand je vois beaucoup de talentueux pilotes arrêter l’aventure en cours de route. Ce que j’ai trouvé sur cette épreuve est à peu près conforme à ce que j’imaginais, mais pas tout. Il y a de nombreux paramètres que l’on ne mesure pas avant d’y avoir participé au moins une fois. J’ai très envie de revenir. Je n’ai pas accepté de m’engager par distraction ou pour m’amuser, je suis venu pour apprendre.
La prochaine fois, je saurais ce qui m’attend et ma manière d’appréhender les choses sera différente et peut-être cela me paraîtra plus facile en ayant des repères. Physiquement, il faut être soucieux de son alimentation, de ses heures de sommeil et penser à s’hydrater car sur deux semaines, le moindre faux pas peut avoir des conséquences. Par exemple, il y a deux jours, j’ai très mal dormi à cause des moustiques. Cela m’a fatigué, je me suis déshydraté et j’ai mis deux jours à m’en remettre. Il faut être attentif à tout, une petite erreur peut prendre de l’ampleur et fausser la donne.
La course automobile est mon métier. Je suis venu pour apprendre et la prochaine fois, j’aurais sans doute plus de prétentions. Quoi que l’on puisse en dire, j’ai terminé mon premier Dakar et l’avoir fait dans des conditions difficiles n’est pas plus mal. Mais je voudrais ajouter qu’en marge de l’expérience sportive, j’ai énormément appris sur moi-même, j’ai dû prendre sur moi dans de nombreuses situations. Je comprends mieux aujourd’hui la fascination que peut exercer le Dakar et pourquoi cela dure depuis 29 ans…"
| Etape | Classement | Réaction d’Yvan |
| 1 | 11ème | Globalement tout s’est bien passé |
| 2 | 11ème | Nous avons préféré assurer |
| 3 | 42ème | - |
| 4 | 39ème | - |
| 5 | 51ème | Journée très enrichissante et galère |
| 6 | 21ème | La spéciale était sympa en pilotage |
| 7 | 34ème | En dix kilomètres, dix plantages |
| 8 | 52ème | - |
| 9 | 36ème | Je manque encore de pratique dans les dunes |
| 10 | 17ème | - |
| 11 | Annulée | - |
| 12 | 12ème | La difficulté était de réussir les enchaînements |
| 13 | 14ème | Le tracé était assez sympa |
| 14 | 17ème | - |
| 15 | 28ème | Mon contrat est rempli |
Le classement général
Le duo Muller-Metge termine 22ème à Dakar avec un chrono de 59 heures, 47 minutes et 25 secondes à 13 heures et 54 minutes des vainqueurs (Peterhansel-Cottret)